News Hebdo #68 – L’essentiel de l’actualité de la semaine du 23 au 29 octobre 2017

Salut à tous,

Dans le droit international, les peuples peuvent disposer d’eux-même, c’est le droit à l’autodétermination. Pourtant, cette semaine, ça a été un peu galère pour les Catalans et les Kurdes. Les gouvernements espagnol et irakien sont fermes et préfèrent ne pas se séparer de ces régions. Et si la Lombardie et la Vénétie, deux régions italiennes, allaient également dans ce sens-là ? Ça risquerait de donner des idées aux voisins Savoyards. D’ailleurs, ils ont bien fait une petite fête samedi à Menthonnex-en-Bornes. Une petite trentaine d’autonomistes présents. Bon, et sinon les stars américaines font péter le gros costume pour Halloween.

Par Arnaud Gruet

ACTU

L'indépendance du Kurdistan irakien semble loin. | Crédit photo SAFIN HAMED / AFP

L’indépendance du Kurdistan irakien semble loin désormais. | Crédit photo SAFIN HAMED / AFP

Kurdistan irakien
L’impossible indépendance

Le rêve d’indépendance du Kurdistan irakien, au nord du pays, semble peu à peu s’éloigner. Après la victoire du « oui » (92%) au référendum d’indépendance de septembre dernier, les tensions entre l’Irak et la région autonome n’ont cessé de croître. Profitant de la débâcle de Daesh, le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi a envoyé ses troupes au nord. Le président kurde Massoud Barzani, qui a perdu beaucoup de ses territoires, craint que la situation militaire ne dégénère. Son gouvernement a alors proposé mercredi 28 octobre un « gel des résultats » du référendum et « un cessez-le-feu immédiat » . Malgré sa volonté de construire un dialogue ouvert avec Bagdad, Barzani a annoncé  son renoncement à la présidence du Kurdistan irakien. Dans une lettre envoyée dimanche 29 au Parlement de la région autonome, il lui demande « de se réunir pour combler la vacance du pouvoir, remplir la mission et assumer les pouvoirs de la présidence du Kurdistan ». Le mandat Massoud Barzani s’arrête au 1er novembre.

Agriculture
Le glyphosate sur la sellette

Le glyphosate, l’herbicide le plus connu et le plus utilisé de la planète, pourrait bientôt ne plus être autorisé en Europe. Mais pour l’heure, le Roundup de Monsanto a quelques beaux jours devant lui. Le Parlement européen a voté mardi une résolution demandant l’interdiction de l’herbicide d’ici cinq ans. Un vote plus symbolique qu’autre chose à la veille d’une réunion importante pour l’avenir du produit. Le mercredi 25, les Etats membres étaient réunis pour s’exprimer sur une proposition de la Commission européenne visant à prolonger de cinq à sept ans la durée de la licence du glyphosate, arrivant à expiration. Mais plusieurs pays (France, Autriche, Belgique, Italie…) se sont opposés au renouvellement de l’autorisation du produit, lequel est classifié « cancérigène probable » pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (et serait présent dans de nombreux aliments courants)

Catalogne
Madrid serre l’étau

Le gouvernement espagnol a finalement été autorisé par le Sénat à appliquer, vendredi 27 octobre, l’article 155 de la Constitution sur la Catalogne, qui autorise Madrid à placer la région sous tutelle pour y « restaurer l’ordre constitutionnel ». Mais la même journée, les députés indépendantistes ont adopté une résolution proclamant officiellement l’existence d’une République catalane indépendante. Une décision non reconnue par l’Espagne. Dans la foulée, le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy a annoncé la destitution du président catalan Carles Puidemont. Il a dénoncé « une atteinte contre la volonté des Catalans » avec l’article 155, contre lequel il appelle à une « opposition démocratique ». Dimanche, entre 300 000 et 1,1 millions de manifestants anti-indépendantistes ont marché à Barcelone pour espérer le maintien de la région en Espagne.

FLASH

Au Kenya, l'attente des résultats se fait dans la violence. |Crédit photo MARCO LONGARI AFP

Au Kenya, l’attente des résultats du scrutin présidentiel se fait dans la violence. | Crédit photo MARCO LONGARI / AFP

Kenya
Présidentielle en plein chaos

L’élection présidentielle bis du 26 octobre s’est déroulé sans un climat violent. Contesté et boycotté par l’opposition, le scrutin a observé une importante baisse de participation. La Commission électorale se penche sur la validation des résultats.
+ À l’ouest, on n’a pas encore voté

Islande
Le Premier ministre sauve sa peau

Les Islandais ont voté, samedi 28 octobre, pour renouveler le Parlement. Le Premier ministre Bjarni Benediktsson et son parti de l’Indépendance s’en sont sortis de justesse (16 sièges sur 63) devant l’alliance Gauche-Verts (11 sièges). Privés de majorité, ils devraient toutefois former un gouvernement de coalition.
+ Gouverner sera peut-être plus dur

Italie
Deux régions autonomistes

Les électeurs de la Lombardie et de la Vénétie, au nord de l’Italie, ont été consulté lors d’un référendum symbolique sur l’autonomie, dimanche 22 octobre. Le « oui » l’a largement emporté. Les deux régions pourraient obtenir un pouvoir de négociation face à Rome.
+ La mauvaise gestion des fonds publics est reprochée

Emploi
Accord sur le travail détaché

Les ministres du Travail de l’Union européenne ont conclu un accord, lundi 23 octobre, sur la révision de la directive du travail détaché. Le texte, dont les règles ont été durcies, était très demandé par Emmanuel Macron. C’est un succès pour lui.
+ On y gagne quoi ?

Diplomatie
Le président égyptien à Paris

Le président égyptien Al-Sissi a été convié lundi 23 octobre en France par Emmanuel Macron pour une visite officielle, histoire de préserver les relations bilatérales (l’Egypte est l’un des plus gros clients d’armes de la France).  La visite a été très décriée par les ONG de défense des droits de l’homme, en raison de la répression en Egypte. Un sujet évacué par Macron.
+ Al-Sissi fait du ménage par la suite

Guyane
Montagnes russes tout en or

Un projet de mine d’or en pleine forêt amazonienne, porté par le groupe russe Nordgold, fait débat. Car malgré sa promesse de 750 emplois créés, la plus grande exploitation française du type pourrait être un désastre écologique.
+ Macron est plutôt pour

Les Républicains
Trois candidats, trois lignes

En décembre prochain, le parti Les Républicains aura un nouveau président. Trois candidats ont pu valider leur participation : Laurent Wauquiez, la droite dure, archi-favori, la filloniste Florence Portelli et le juppéiste Maël de Calan.
+ Wauquiez propose un débat télé

La République en marche
Castaner vise la direction

Le parti présidentiel a besoin d’un nouveau chef. Et pour ce faire, Emmanuel Macron a choisi son porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. La démarche a fait réagir chez les socialistes et les insoumis, accusant le fait de ne pas consulter les militants marcheurs.
+ D’autres candidats face à Castaner ?