Solidays 2017 : 3 questions à LEJ

Connu pour mélanger violoncelle, percussions et harmonies envoûtantes dans des mash-up estivaux, le trio LEJ est en pleine mue.  Après En attendant l’album (2015), principalement composé de reprises, Lucie Lebrun, Elisa Paris et Juliette Saumagne s’apprêtent à sortir l’album promis dès cette année. 2017 restera également comme l’année de leur première participation au festival Solidays, où nous avons eu l’occasion de leur poser trois questions lors d’une conférence de presse.

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Les LEJ, de gauche à droite: Lucie, Elisa et Juliette / Photo: Lylia Berthonneau/ Pépédéa

C’est votre première fois aux Solidays. C’est important pour vous d’être ici ?

Elisa: Oui à fond, tout le monde doit être engagé pour cette cause-là. Je pense que ceux qui ne le sont pas, c’est qu’il leur manque un neurone. Aujourd’hui, il y a une sorte de banalisation du VIH, les jeunes font moins attention. Ils se disent « c’est pas grave si on ne se protège pas, on prend un risque' », mais pour eux le risque, c’est la grossesse, et pas la maladie. Il n’y a pas assez de communication, et un festival comme celui-là touche même les gens qui viennent ici sans trop savoir de quoi il s’agit, juste pour voir les artistes.

Juliette: Il faut aller au village associatif ! Il y a des expos, des jeux, on apprend plein de choses. Tout à l’heure, un mec nous expliquait que ce n’est pas tellement la maladie du VIH qui tue, mais la discrimination dans certains pays, où les malades sont stigmatisés et ne sont pas soignés. Enfin bref, si j’avais un conseil pour les jeunes, ce serait de s’informer. Ce qu’est vraiment le VIH, la manière dont il est transmis. De se protéger, de se faire dépister souvent. On nous a souvent avâché en cours d’éducation sexuelle qu’il fallait se protéger. Et au début, on se dit « moi je le ferai jamais sans capote », mais à un moment, je crois qu’on oublie que c’est aussi important. Le fait de venir dans ce festival, ça nous remet dans l’ambiance de faire super gaffe. Il y a plein de gens qui souffrent du Sida, et plein qui ne sont pas soignés.

Lucie: Donc oui, c’est important pour nous d’être là.

Vous êtes passées des reprises à la compo. Qu’est-ce que vous préférez, et comment vous composez vos morceaux ?

Lucie: On se complète beaucoup. Il y a beaucoup de gens qui ont du mal à travailler ensemble, parce que ça peut être compliqué dans un processus de création. Mais nous, ça coule assez de source. On n’est pas tout le temps toutes les trois, des fois Juliette peut faire une intro chez elle au violoncelle et nous l’envoyer direct, Elisa peut avoir de l’inspi à minuit, nous envoyer un truc, et on reviendra dessus le lendemain… Mais à chaque fois, on se retrouve toutes les trois, on essaye de monter quelque chose qui nous plait à toutes et de mettre chacune notre patte artistique. On a des influences assez différentes, même si elles se rejoignent. Mais en général, on fait tout le travail à trois, et on écrit à 4, avec notre manager.

Elisa: Les morceaux sont plus aboutis que les reprises, il y a plus de percus, plus de basse, mais parce qu’on adore ça en fait. on avait envie d’évoluer dans ce sens là.  Dorénavant, on va se concentrer vraiment sur les compos, mais on n’est pas à l’abri d’une petite reprise. On en fait naturellement entre nous.

Vous chantez quoi sous la douche ?