La saga Conjuring, partie 2: le cas Enfield

Si vous avez loupé la partie 1, retrouvez-là ici

La Note: 9/10

Vous le savez sûrement si vous avez déjà lu un de mes articles, j’ai une ceinture noire en films d’horreur. C’est ma came. Mon fils. Ma bataille. Allez savoir. J’aime flipper. J’aime cette sensation de trouille. Ce que je préfère, c’est les films d’angoisse, de maisons hantées. Rien à battre du torture-porn et des baquets de sang, j’aime les fantômes, les esprits et les trucs flippants qui surprennent dans le noir. Ca explique mon engouement pour la saga Conjuring et les films de James Wan en général. J’avais envie de vous parler de tout ça. Attention les gars, c’est moi qui régale, et je vous prends pas pour des jambons. Dans la partie 1, on a parlé du grand James Wan et de Conjuring 1. Aujourd’hui, on s’attaque au deuxième volet.

Lire aussi : La  saga Conjuring, partie 1: James Wan et les dossiers de Warren

par Victor Sanchez

CONJURING 2

The Conjuring : Les Cas Enfield est sorti le 29 juin au cinéma, toujours réalisé par James Wan et toujours interprété par Vera Farmiga et Patrick Wilson dans le rôle des époux Warren. Le film se base encore sur un vrai cas des Warren, le célèbre dossier paranormal du poltergeist d’Einfield. Une famille anglaise se retrouve en proie à un esprit malfaisant foutant un sacré merdier chez eux et terrorisant même les voisins. Le cas prend de l’ampleur, devient médiatisé et les Warren sortant tout juste du cas d’Amityville sont envoyés par l’église pour juger de la nécessité d’une intervention.

Une des meilleures scènes de flippe sur grand écran

Putain que c’était bon. Mais vraiment. Première scène dans la maison d’Amityville, CASH, comme ça, ça donne le ton. Si vous ne connaissez pas cette histoire, je vous invite à la googliser, personnellement elle me fascine. Et quelle scène ! D’entrée de jeu, Wan revient aux affaires et introduit une figure fantomatique de nonne qui fait vraiment baliser. La nonne a son importance dans l’histoire mais sachez qu’elle est aussi dans l’une des meilleures scènes de flippe du film et (soyons fous) une des meilleures scènes de flippe que j’ai pu voir sur grand écran. Je crois que jamais je n’avais été aussi crispé sur mon fauteuil avant ça, et croyez-moi, j’en suis pas à mon galop d’essai.

Subsiste pourtant un petit truc : c’est quasiment point par point la même trame que le premier, sauf que le décor est les situations changent. Exposition, scènes de flippe en pagaille, enquête des Warren, climax. Emballé c’est pesé. Mais mais mais… mais putain que c’était bon quand même.

Simple mais bon

Okay, gros sentiment de redite sur la trame mais bordel, comment ce mec arrive à créer des situations comme ça ? C’est hallucinant. Autant que la simplicité avec laquelle c’est fait. Je vous ai dit dans la partie 1 que Wan utilisait des artifices simplistes pour faire peur mais jamais pas originaux. Là, je crois qu’il a poussé le concept à l’extrême. Décadrages, apparitions, mises au point, c’est pas compliqué mais ça fonctionne, ça cartonne même !

Techniquement, c’est un feu d’artifice. Une idée visuelle à chaque plan, une trouvaille ou ce que tu veux, c’est offert par la maison. Exemple : au premier plan Patrick Wilson est de dos avec la gamine au second plan qui lui fait face. Avec une simple mise au point, genre un truc que t’apprends à faire avec une caméra quand t’as 12 ans, et aussi avec la tension qu’il a instaurée avant, il fait de ce plan simplissime un summum de trouille et de malaise.

Angoissant tout du long

Il faut dire qu’il règne tout au long du film, et miracle même après l’arrivée des Warren, un sentiment vraiment angoissant et urgent. Pas de temps morts, les scènes de flippe jalonnent le long métrage à raison d’une toutes les 2 minutes. Et certaines feront date, je pense (cette scène du tableau dans le bureau bordel, cette scène). Même le ventre mou typique de ce genre de film est évité, présent mais pas inutile. Gros travail d’ambiance et de décor aussi. La maison n’est pas rassurante, voire complètement flippante, et l’Angleterre des 70’s est parfaitement restituée.

Reste un climax encore un poil trop bigger&louder et l’utilisation de SFX qui m’ont laissé quand même assez intrigué (c’est quoi cette espèce de croque-mitaine en images de synthèse dégueu James ?), mais l’impression générale, c’est que c’est une tuerie. Un rare film de flippe qui touche sa cible, réussit son pari et se permet en plus d’être inventif au niveau des scènes et de la manière dont elles sont faites. De là à dire que James Wan est au sommet de son art, il n’y a qu’un pas.

Un film maîtrisé

Alors certes, c’est une récitation de choses qu’il sait faire. Mais j’insiste vraiment sur le fait que si on commence à connaître sa partition, le mec s’est dégoté un putain de piano et a sorti un truc NI-CKEL. Les acteurs sont pour la plupart exempts de tout reproche, et même les Warren n’ont pas été chiants. Mention spéciale au vieux (ceux qui iront voir le film comprendront) qui m’a foutu vraiment pas bien par moment (sale con, à apparaître comme ça, gratos) et pas mention spéciale à la VF, sans déconner les gars, j’vais pas faire l’extrémiste de la VO mais appliquez-vous un peu merde.

En gros, The Conjuring, 1 ou 2, ça défonce et James Wan est non seulement un cinéaste dont j’adore le travail mais également une source d’inspiration. Le jour où j’arriverai à terroriser des foules comme lui, j’aurais coché une case. Donc mon conseil : foncez voir The Conjuring 2, parole de moi, vous le regretterez pas.

Bye bye et bonnes vacances.

Victor Sanchez