Si vous avez eu l’occasion de vous promener dans les rues ce mardi 1er décembre, il est fort probable que vous ayez été abordé par des gens avec des gilets rouges qui voulaient vous parler du SIDA et vous vendre des petits rubans rouges. Oh non pas eux, ils veulent encore nous soutirer de l’argent… « Je suis pressé » ou alors plus malin « j’en ai déjà parlé avec votre collègue », tout est bon pour ne pas entendre leur discours. Pourtant ils méritent que l’on s’y attarde.

  • Déjà, pourquoi il existe une journée mondiale de la lutte contre le SIDA ?

Et bien on doit cette journée à l’Assemblée Générale et de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), qui se sont dit en 1988 qu’il fallait peut-être faire quelque chose face à la pandémie du SIDA qui s’étendait. Alors voilà ça a été le 1er décembre qui a été décidé, comme ça sans raison. Mais bien sûr, le SIDA c’est une problématique de tous les jours, on ne se réveille pas le 1er décembre en se disant « tiens c’est vrai qu’il y a le SIDA qui existe et que ça tue des milliers de personnes ».

  • On en est où en 2015 ?

Alors cette année le thème était « Objectif zéro : zéro nouvelle infection due au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au SIDA ». Eh oui parce que même en 2015, tout le monde ne se protège pas, les séropositifs sont encore trou souvent sujets aux railleries, et puis il y a même des gens comme Yem Chroeum qui s’amuse à contaminer tout un village. Ouais ça craint… Du coup, l’INPES (Institut National de Prévention et d’Éducation Pour la Santé) s’est surpassé avec une nouvelle campagne.

Sur le traitement de la maladie en elle-même, il semblerait qu’ils se soient améliorés si bien qu’une personne séropositive aujourd’hui ait une espérance de vie égale à celle d’une personne non atteinte.

  • De toute façon, le SIDA ça ne touche personne en France, si ?

Détrompez-vous. Aujourd’hui, dans le monde, ce sont près de 41 millions de personnes qui sont séropositives. En France, tous les efforts de prévention ne suffisent pas, le virus continue à se propager selon un récent bulletin de l’Institut de Veille Sanitaire. Chaque année, en France, c’est en moyenne 7000 nouvelles contaminations. Je vous épargne les discours moralisateurs, les cours d’anatomie sur le virus du VIH mais les gars protégez-vous et faites vous dépister. En plus, maintenant, c’est simple, il suffit d’aller dans sa pharmacie et de demander un test VIH à faire à la maison. Un peu cher mais si ça peut épargner des vies.

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Sophie Appenzeller